En témoignent
les séries des Grundformen (depuis 86), les Bous, les Antiques (ces premières sculptures en 89)..., conjointement et au croisement des univers terrestres et célestes, les Paysages, les Maisons, les Massifs et les Morceaux d'espaces. Il ne cherche pas à représenter, à l'emporter sur la nature, mais tente de « travailler comme elle; composer aussi avec ce que veux la vie; dans la réalité diverse, complexe et contradictoire d'aujourd'hui, esquisser une présence dans l'ouvert... ». Elles ont été
exposées en Belgique et à l'étranger : au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Centre Pompidou-Beaubourg à Paris, au Carré d'Art à Nîmes, à la Maison de l'image et du son à Villerbanne, à Montpellier, Toulouse, Montivilliers, Marseille, au Château- Musée de Cagnes-sur-Mer, à Dole, Blois, Saint-Vallier, à l'espace André Chamson à Alès, Rouan, Quimper, Chamonix, à La Proue à Lyon, Bordeaux, Grenoble, à Genève, au Valimomuseo de Karkilla (Temporal art avec le groupe Kud-Finlande), Bruxelles, Ostende ...
De 1982 à 1988, grâce à l'accueil et au mécénat de l'université, il fonde
l'Atelier Ardent de Louvain-La-Neuve, (ville piétonne, de rencontre et d'échange qui compte aujourd'hui 127 nationalités): c'est là, dans son atelier ouvert sur la ville, qu'il rencontre et travaille avec des personnalités venues des quatre continents (invitation aux ambassades en 84, le Manifeste de LLN en 85, le Manifeste de la conscience du monde première en art en 86, la création du groupe Magiciens du monde en 88 en contrepoint aux Magiciens de la terre à Paris...).
Dans les années 90, il conçoit la triade du
Fil Rouge qui deviendra
la Biennale d'Art Contemporain de Louvain-La-Neuve (le moi de la cité: La création est inachevée en 95, l'autre: Aux bâtisseurs de l'âge en 97, le soi : La conscience du monde en 2000: trois temps initiatiques et de dialogue entre 60 artistes invités et les habitants, les espaces et le public d'une ville nouvelle qui souhaitait cette ouverture croissante).
Pour le centre thérapeutique du Solbosh qui reçoit des personnes qui souffrent d'assuétudes à la drogue, qui désirent s'en libérer et retrouver une citoyenneté, il crée
l'Atelier du Solbosch à Bruxelles qui propose une ouverture à l'art et affirme sa nécessité dans notre quotidien.
Parallèlement à son travail en solitaire, il s'inscrit dans un mouvement artistique relationnel : il travaille depuis 83 la peinture en
Duo avec des artistes appartenant souvent à d'autres cultures (Camille kamba, Abelardo Mancinas, Isabelle Nouwynck...), il a mis la peinture ou la sculpture en relation avec la danse, la littérature (Michel Butor, Jau Ying Shyr...) et plus récemment avec l'architecture de Luc Leclercq (les
Free lines en 2000 intégrant la picturalité dans l'architecture et les
Flying stones à partir de 2004 rendant la sculpture et l'architecture complices d'un même espace à révéler).
Avec l'écrivain Philippe Lekeuche, il est l'auteur de nombreux textes (Le spire, L'autre de l'œuvre, Triade du geste,
L'œuvre d'art dans la montée de sa connaissance...) qui, sans faire de classifications esthétiques ou de jugement, permettent de parler des œuvres d'art en terme de sens.
«le corps commence où finit le temps»
Atelier: Ferme de la Baraque Ateliers d’Art de la Baraque 1, rue des Artisans - 1348 Louvain-La-Neuve. Téléphone
010/45.47.42 Email:
jean.dalemans@happymany.net Blog:
jeandalemans.skyrock.com